Le Montpellier HSC s'apprête à vivre un tournant historique. Dans les colonnes de L'Équipe, le président Laurent Nicollin a confirmé être en négociations exclusives avec un groupe d'investisseurs pour l'ouverture du capital. Usé par une année éprouvante, le dirigeant héraultais se dit prêt à passer la main pour assurer l'avenir du club. Le Montpellier HSC s'apprête peut-être à vivre un tournant historique. Quelques jours après les révélations du journal L'Équipe concernant l'intérêt du fonds d'investissement anglais GSS, le président héraultais Laurent Nicollin est sorti du silence dans les colonnes du quotidien sportif. S'il confirme qu'un processus exclusif est bel et bien enclenché sous l'égide de la banque d'affaires Case Cassiopea, le dirigeant calme le jeu quant à une officialisation imminente : "On est dans la procédure. On avait trois potentiels investisseurs, on en a retenu un avec la banque Case Cassiopea il y a environ un mois et demi. Maintenant, on est dans les clauses, les détails. Ça avance bien. Mon coach aimerait que ça avance plus vite. Mais ça ne se signera pas demain matin. Une vente de société, majoritaire ou minoritaire, c'est entre six mois et un an, le temps de préparer les dossiers, tout ça. On avance mais rien n'est validé. On ne discute plus qu'avec un seul acheteur." Un projet solide aux contours encore secrets Si les noms de l'ancien joueur Daniel Karbassiyoon ou du milieu international allemand Ilkay Gündogan ont circulé, le patron du MHSC évoque un consortium plus large et se montre intransigeant sur les garanties financières, tout en espérant un dénouement rapide pour préparer au mieux la saison à venir : "C'est un regroupement d'investisseurs. Les banquiers se sont renseignés : c'est solide, viable. Je pense qu'il n'y a pas que les noms qui sont sortis un peu partout ces derniers jours (Daniel Karbassiyoon, Ilkay Gündogan). Eux ont des demandes, nous aussi : les banquiers et les avocats croisent pour que ces demandes soient validées des deux côtés. Et à ce moment-là, on pourra signer les documents qui engageront, avec des clauses, le passage à la DNCG, etc. C'est pour ça que je vous dis que si ça se passe comme ça doit se passer, ça ne sera pas (officiel) avant fin juin - début juillet, au mieux. Et si ça ne se fait pas, on continuera. Et si ça doit durer un peu plus, ça durera un peu plus... Mais pour préparer la saison, s'il doit y avoir une entrée au MHSC, plus tôt ils seront là, mieux ça sera pour travailler. Ça n'empêche pas qu'on travaille aussi, nous, pour préparer la saison, en attente du dénouement." Cette prudence assumée répond à une volonté farouche de protéger l'institution : "Ce n'est pas une question d'argent mais de transmettre le club dans les meilleures conditions, s'il devait être transmis, à des gens qui seront capables de le maintenir à un certain niveau. C'est pour ça qu'on a pris une banque d'affaires, il y avait trois ou quatre groupements avec qui on a échangé. On ne lâchera pas les deux mains comme ça : on veut que le club soit entre de bonnes mains. On ne maîtrise pas tout, mais si on fait something, on veut faire du mieux possible." La fin de l'ère Nicollin ? Historiquement et intimement lié à la famille Nicollin, le club héraultais s'apprête pourtant à couper le cordon ombilical. Laurent Nicollin utilise une métaphore familiale touchante pour expliquer son sentiment : "C'est comme si on allait laisser partir un enfant qui est parti de chez nous, mais qui est devenu un adulte. On est fiers de ce qu'il est devenu, mais on sait que c'est temps pour lui de partir."
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Montpellier HSC : Laurent Nicollin calme le jeu sur l'arrivée de nouveaux investisseurs
Le président du Montpellier HSC, Laurent Nicollin, confirme être en négociations exclusives avec un groupe d'investisseurs pour l'ouverture du capital. Le club héraultais s'apprête à vivre un tournant historique.
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